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Festival des Artefacts à Strasbourg le 19 Avril 2008

Ça commence bien mal ce samedi matin … le réveil est programmé pour ne sonner que les jours de la semaine, donc après un réveil en catastrophe à 7h03 nous ratons le tram de 7h08 qui était le dernier pour nous amener à l’heure à la gare de la Part-Dieu pour nous rendre à Strasbourg. Après quelques moments d’indécisions (et de culpabilité énorme de ma part) nous prenons le train de 9h30 Zénith de Strasbourgqui nous fait arriver à 14h30. Arrivés sur place, nous voici parti dans le tramway en direction de ce tout nouveau Zénith, le plus grand de France pour le moment. Une forme orange nous attends au loin et après une bonne dizaine de minutes de marche, nous voici enfin aux abords de notre lieu de villégiature pour la journée et la soirée.

Vu l’heure le premier concert de la journée est déjà passé, il s’agissait de Daniel Darc. On comptait le voir une deuxième fois après son concert au Transbordeur quelques mois avant. Enfin bon… ce n’est pas trop grave, on a réussi à trouver une place au premier rang des gradins, complètement excentrée sur la droite. Nous voici fin prêts pour cette longue après-midi.

aaron

A peine le temps de se poser que commence le concert de AaRON, un groupe qu’on pourrait qualifier d’Archive à la française, qui se permettra de retourner le Zénith d’un mélange électro-rock doux et bluffant, sans oublier la reprise de Björk, qui ravira Amande. Ça me donne envie de les revoir maintenant … Ce set d’une heure était à peine suffisant, mais on est en configuration festival, donc c’est déjà mieux que les 45 minutes qu’on peut trouver habituellement. Le Zénith reste autant rempli qu’il l’était à notre arrivée. C’est fou il est à peine 16h30 lors de la fin du set… On s’attendait à voir la salle à moitié remplie dans l’immédiat et voir les gens arriver pour les têtes d’affiches, mais que nenni : il y a déjà beaucoup de monde !

Renana Luce à la guitare

C’est au tour de Renan Luce d’entrer en scène. Malheureusement avec ce genre d’artiste on se doute qu’on aura droit à de la midinette en chaleur qui crie. Et bien sûr on n’a guère tort de supposer la chose. Les images de son visage que l’on aperçoit sur les 2 écrans géants posés sur le côté de la scène nous montrent un garçon qui parait à peine post-pubère, mais qui pourtant dans son set reprendra une chanson du papy Brassens, dont je suis personnellement fana, ce qui me mit donc le sourire aux lèvres comme la reprise de Björk a pu provoquer à Amande. Une fois le set fini et ces quelques chansons qui paraissent formatées pour la radio, nous voici de nouveau en position d’attente, mais cette fois-ci c’est pour du lourd…

 

matthias malzieu et olivia ruizCar le prochain groupe à rejoindre la scène n’est autre que Dionysos, que nous avons déjà précédemment vu à Genève, Saint-Étienne, Clermont-Ferrand et que nous verrons une semaine plus tard à Dijon. La grande inconnue va donc être de savoir quels morceaux sont enlevés de la setlist, après tout ils sont prévus pour jouer 1h15 minutes, alors que les concerts précédents ont fait environ 2h15… une heure de matériel à enlever, ça va être dur de ne pas obtenir notre fix de Dionysos. Une fois Mathias arrivé sur scène nous sommes rassurés… le mal provoqué à sa cheville par un méchant petit indien à Clermont-Ferrand est définitivement oublié, et heureusement ! Le morceau d’ouverture reste King of the Ghost Train, qui donne tout de suite le ton du concert : à fond ! Le concert se déroule normalement quand, en introduisant un morceau, Mathias nous amène une invitée, la miss Acaccietta nous dira-t-il… Mademoiselle Olivia Ruiz, qui l’accompagnera sur Tais-Toi Mon Coeur en lieu et place de la petite Babetouchka. Arrive ensuite le final, un Giant Jack un petit peu raccourci, mais qui permet quand même de se dire « putain c’est quand le prochain concert qu’on y retourne ? ».

grand corps malade

Maintenant, il nous reste à subir une chose avant de revoir Cali, vu précédemment à Lyon. En effet, les programmateurs de ce festival ont eu la drôle d’idée de caler Grand Corps Malade entre Dionysos et Cali… une forme de sacrilège rock en fait, comme si vous mettiez du sel dans votre salade de fruits pour imager la chose. Et bien je dois vous avouer que… c’est encore plus dur qu’on ne peut s’imaginer, et même se rendre aux toilettes (je n’étais pas le seul à avoir cette idée) n’abaisse pas la peine. Que cela soit Amande qui était prête à dormir ou moi, prêt à exploser tellement j’en avais marre de cette voix, je crois n’avoir jamais eu autant de mal dans un concert, même la première partie des Smashing Pumpkins à Colmar ne m’a pas autant fait chier, et pourtant celle là m’a détruit les oreilles (vraiment). Enfin, passons et enchainons sur le final de soirée.

cali et kolinkaCali finit donc cette journée, il est 23h30 et nous sommes un peu exténués, surtout par le passage précédent, mais voilà que l’intro du concert arrive… enfin… l’audio uniquement, pas la vidéo. Après ce premier retard voici enfin l’écran derrière la scène mis en marche et Cali qui la rejoint. Pareil que pour Dionysos, comme il s’agit d’une configuration festival nous aurons droit à 1h30 de concert, contre 2h30 habituellement sur cette tournée, avec le même final qu’à Lyon, un Dolorosa à la mode Tecktonik dira-t-on, qui fait très particulier en fin d’un concert sinon très rock dans l’absolu. Manifestement Cali nous tente toujours autant à voir en live, il est temps de préparer la triplette de concerts à Clermont-Ferrand, Limoges et Saint-Étienne, mais pour l’heure il faut rejoindre l’hôtel.


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